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Conjoint collaborateur : un statut à ne pas négliger


Travailler avec son conjoint est une réalité pour de nombreux artisans. Pourtant, le statut de conjoint collaborateur, souvent choisi par défaut, cache des pièges : durée limitée, absence de salaire, et obligations déclaratives strictes. Depuis 2026, ce statut est plafonné à 5 ans. FEDELEC vous explique pourquoi et comment anticiper pour éviter les mauvaises surprises.

Gilles Saint-Didier

26 juin 2026

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Un statut temporaire aux avantages limités

Le conjoint collaborateur est la personne mariée, pacsée ou en concubinage avec le dirigeant d’une entreprise artisanale, qui y travaille régulièrement sans être rémunérée. Ce statut, automatique si aucune autre déclaration n’est faite, offre une protection sociale complète (maladie, retraite, accidents du travail) via le régime général de la Sécurité sociale. Cependant, il ne donne droit ni à un salaire ni à l’assurance chômage.

Attention : Depuis 2026, ce statut expire après 5 ans

Au-delà, le conjoint bascule automatiquement vers le régime de conjoint salarié (avec obligation de salaire minimum) ou associé (si l’entreprise est une société). Les artisans ayant acquis ce statut avant 2017 peuvent le conserver jusqu’en 2026, mais pour les autres, l’échéance est immuable.

Pour officialiser ce statut, le chef d’entreprise doit déclarer son conjoint lors de la création de l’entreprise ou ultérieurement, via le guichet des formalités des entreprises. Le conjoint doit quant à lui fournir une attestation sur l’honneur précisant son engagement à travailler régulièrement dans l’entreprise. Sans cette déclaration, il sera considéré comme salarié, avec toutes les contraintes que cela implique (salaire, cotisations, etc.).

Anticiper pour éviter les pièges

À l’approche des 5 ans, il est important d’évaluer les alternatives. Le statut de conjoint salarié permet de percevoir un salaire (minimum le SMIC) et ouvre droit au chômage, mais alourdit les charges de l’entreprise. Celui de conjoint associé offre une participation aux décisions et aux bénéfices, mais implique des responsabilités accrues.

Exemple : Un chef d’entreprise dont le conjoint gère la comptabilité depuis 4 ans doit dès maintenant étudier avec son expert-comptable la solution la plus adaptée pour 2027. Une transition vers l’association pourrait, par exemple, lui permettre de percevoir des dividendes tout en optimisant sa protection sociale.

Un enjeu pour l’avenir de l’entreprise

Ne pas anticiper ce changement peut avoir des conséquences lourdes : perte de droits sociaux, régularisations coûteuses en cas de contrôle Urssaf, ou encore impact sur la retraite. FEDELEC rappelle que chaque situation est unique. Un accompagnement personnalisé permet de choisir la solution la plus adaptée à la taille de l’entreprise, à son activité, et aux projets du couple.

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