Les facteurs clés de succès

Engagement de la Direction

Afin de réussir la démarche, l’engagement de la Direction s’avère indispensable.

Pour définir la portée de son engagement, le dirigeant peut se poser les questions suivantes :

  • Quelle est la fonction de l’entreprise en dehors de la production ?
  • Que peut-elle apporter à la société ?
  • Quels sont ses impacts environnementaux et sociaux ?
  • Quels bénéfices retirer du développement durable ?

Les enjeux hiérarchisés permettent de définir les actions prioritaires à engager.

Pour plus d’informations concernant la mise en place d’une démarche de développement durable, contactez un juriste spécialisé.

Stratégie d’organisation

Le chef d’entreprise, responsable de la démarche, doit mobiliser de façon transversale l’ensemble des responsables de services, impliqués dans la démarche.

Des tableaux de bord, avec objectifs et indicateurs, seront remplis en concertation.

Le développement durable est un nouveau modèle de développement économique. Par conséquent, les entreprises ne sont plus évaluées uniquement sur leurs résultats financiers. Il faut penser de nouveaux indicateurs de développement ” durable “.

Exemples d’indicateurs de développement durable
Performance économique Chiffre d’affaires net, pourcentage de contrats honorés dans les conditions convenues
Présence sur le marché Parts de marché, part de fournisseurs locaux,…
Investissements Parts d’investissements liés aux projets de développement durable
Emploi Répartition des types de contrat, pourcentage de femmes dans l’effectif total, taux de Bénéficiaires de l’Obligation d’Emploi
Relations sociales Règles et procédures d’information, de consultation et de négociation avec le personnel
Santé-sécurité Taux de fréquence des accidents du travail, taux d’absentéisme
Formation et éducation Nombre moyen d’heures de formation par an et par employé, % masse salariale consacrée à la formation, % de salariés formés
Diversité, équité et égalité des chances Description de la politique d’égalité des chances
Droits de l’Homme Pourcentage et nombre total d’investissements et d’achats intégrant des clauses relatives aux droits de l’Homme
Matières premières Consommation totale de matières premières
Énergie Consommation directe d’énergie, répartie par source primaire ; consommation indirecte d’énergie, répartie par source primaire
Eau Volume total d’eau recyclée et réutilisée
Gaz à effet de serre Emissions totales, directes et indirectes, de gaz à effet de serre
Émissions, effluents et déchets Quantité de DID produits/valorisés, quantité de DIB produits/valorisés, quantité de DEEE chez vous produits/recyclés
Responsabilité des produits Nombre et nature des cas de non-respect de la réglementation en matière de santé et de sécurité des consommateurs
Commandes et achats Nombre de commandes et d’achats intégrant des critères de développement durable, part de papier recyclé
Source : Opération Défi 3D menée à la CCIP 93


Veille

La surveillance des acteurs et des facteurs constitutifs du marché est indispensable pour détecter les menaces et opportunités auxquelles l’entreprise doit faire face.

La mise en place de veilles facilitera vos prises de décisions stratégiques et votre gestion d’entreprise au quotidien. Des veilles spécifiques vous permettront d’anticiper les évolutions :

  • Veille marché (produits, niches,…) www.arist.ccip.fr
  • Veille concurrentielle (capacité de production des concurrents, nouveautés,…) www.arist.ccip.fr
  • Veille technologie et R&D (nouveaux brevets, nouvelles technologies,…) www.arist.ccip.fr
  • Veille juridique (évolutions réglementaires) www.inforeg.ccip.fr www.environnement.ccip.fr
  • Veille économique (conjoncture, aides de l’Etat,…) www.coe-rexecode.fr

Participation et concertation

Identifier et hiérarchiser l’ensemble des attentes des parties prenantes définies précédemment, afin de déterminer les menaces et opportunités qu’elles représentent pour l’entreprise.

Les parties prenantes ne représentent pas uniquement des vecteurs de risques, mais aussi des relations d’échange bénéfiques.

Les salariés doivent être particulièrement consultés et associés à la démarche, nécessairement participative.

La mise en place d’un plan d’actions développement durable

Cette démarche correspond à la méthode proposée lors de l’opération Capital 2D à la CCIP 93.

La mise en place d’une démarche de développement durable se structure en cinq étapes :

  • Réaliser un état des lieux de la situation de l’entreprise vis-à-vis du développement durable (diagnostic)
  • Définir le contenu du plan d’actions développement durable : Qu’allez-vous faire ? Quels objectifs souhaitez-vous ainsi atteindre ?
  • Définir le projet lui-même : l’équipe, le calendrier, et les objectifs.
  • Définir le processus de pilotage et de contrôle du projet : contrôle, indicateurs, actions correctives et préventives.
  • Déployer le plan d’actions après avoir obtenu un engagement formel de la Direction.

Avant de débuter la démarche

S’informer des grands domaines de mise en oeuvre du développement durable dans une entreprise.
Les conseillers environnement et développement durable de votre CCI sont là pour conseiller les PME-PMI sur les enjeux du développement durable.

S’informer sur les actions des concurrents en la matière. S’inspirer des bonnes pratiques des grandes entreprises en téléchargeant leurs rapports annuels de développement durable.

Faire de la veille réglementaire en matière environnementale, sociale et commerciale afin d’anticiper.

Il est utile de choisir un outil de RSE adapté à la taille et aux valeurs de l’entreprise qui servira de guide pour la mise en oeuvre de la démarche.

L’ensemble du personnel doit être sensibilisé à la démarche par un organisme extérieur ou un expert interne, en quelques heures. Cette sensibilisation permettra à chacun d’améliorer ses gestes au quotidien et, de ce fait, la performance globale de l’entreprise.

Déterminer l’équipe projet

L’équipe projet doit comprendre :

  • Le dirigeant de l’entreprise (ou un cadre dirigeant) qui préside l’équipe de conception,
  • Un échantillon de collaborateurs connaissant bien l’entreprise, n’ayant pas nécessairement de connaissances précises en développement durable,
  • Un chef de projet, interne ou externe.

La participation du chef d’entreprise est indispensable. Son engagement doit être visible afin d’assurer le succès de la démarche.

Réaliser un état des lieux

Il est conseillé de faire appel à un partenaire extérieur pour réaliser le diagnostic, étape clé dressant un état des lieux et proposant des objectifs de développement durable.

Le diagnostic permet de faire un inventaire des impacts environnementaux et sociaux de l’entreprise, d’en dégager les plus significatifs et de définir les enjeux prioritaires.

Le chef de projet réalise le diagnostic en concertation avec les membres de l’équipe de conception. Chacun doit ensuite réfléchir à des propositions qui pourraient être mises en oeuvre.


Collecter les propositions de l’équipe projet pour élaborer le plan d’actions

Réunir une ou deux fois l’équipe projet afin de collecter et de hiérarchiser ses propositions. Chaque membre a préparé ses propositions en fonction du diagnostic dont il a eu connaissance au préalable. Toutes les propositions sont acceptées sans débat.

Les propositions sont numérotées et affichées dans la salle de travail. Chaque membre note chaque proposition selon un système que vous aurez défini au préalable.

Par exemple, attribuez 4 points aux propositions qui semblent incontournables, 3 aux propositions à forte valeur ajoutée, 2 aux propositions intéressantes, 1 aux propositions peu intéressantes, et 0 aux propositions irréalistes ou sans intérêt.


Chacun remet sa notation au chef de projet qui procède aux calculs et les présente immédiatement à l’équipe. Il en résulte un premier contenu du plan d’actions avec des propositions concrètes hiérarchisées.

Synthétiser le plan d’actions

Le chef de projet rédige la synthèse du plan d’actions et la présente au directeur de l’équipe de conception. En fonction des points faibles et des priorités, celui-ci retient les propositions les plus pertinentes.

Le chef de projet et le dirigeant fixent ensuite les objectifs à atteindre pour chaque proposition. Ainsi, le plan d’actions développement durable prend forme. La politique doit faire des références explicites aux activités et services inclus dans le champ d’application de la démarche.

Après validation par l’équipe de conception, elle doit être datée et signée par la direction, et rédigée de façon compréhensible par tous.

Confier la définition précise du projet au chef de projet

Le chef de projet doit ensuite :

  • Estimer la charge de travail nécessaire pour la mise en oeuvre du plan d’actions développement durable (en jour. homme),
  • Estimer les moyens financiers requis, en termes d’équipements et de dépenses,
  • Estimer les autres moyens nécessaires : besoins logistiques, appel à un partenaire extérieur,
  • Définir de manière nominative les acteurs du projet,
  • S’assurer que ceux-ci auront la disponibilité suffisante pour mener à bien leurs tâches. Cette condition est un facteur clé de succès de votre démarche,
  • Définir le planning précis du projet, avec une date d’échéance,
  • Nommer le projet afin d’en faciliter la communication,
  • Mettre en place le processus de pilotage et de contrôle du projet.

Confier le pilotage du projet à un comité de pilotage

Le dirigeant de l’équipe de conception dirige les réunions du comité de pilotage, composé du chef de projet et d’autres collaborateurs. Le comité de pilotage se réunit très régulièrement.

Le suivi du projet est concrétisé par un tableau de bord. Pour chaque sujet, noter :

  • L’état d’avancement en charge et en budget (j.h et €),
  • L’état d’avancement des réalisations effectives grâce aux indicateurs,
  • L’état d’avancement en délai,
  • Les actions correctives et préventives.

Mobiliser le personnel

La mobilisation du personnel dans la démarche de développement durable est une condition essentielle de sa réussite :

  • impliquer le personnel en organisant des réunions d’information,
  • annoncer les actions que vous allez entreprendre,
  • communiquer l’état d’avancement de la démarche (mail, bulletin d’information,…),
  • mobiliser le personnel à chacune des étapes de la démarche,
  • sensibiliser régulièrement le personnel oralement.
Plus la politique de communication est formalisée et diffusée en interne, plus les salariés la respectent.

La Ville de Paris a mis en ligne un guide pratique de l’engagement éco-responsable des entreprises.Le guide présente les problématiques globales d’engagement environnemental avant de présenter des fiches sectorielles apportant des solutions spécifiques pour différents secteur.
Guide pratique de l’engagement éco-responsable des entreprises – Marie de Paris – 2011

Communiquer sur votre engagement

Dès que des résultats concrets sont visibles et mesurables, une communication externe permettra d’augmenter les parts de marché de l’entreprise, de fidéliser vos clients et d’être cité dans la presse professionnelle.