Il est particulièrement adapté aux porteurs de projet qui veulent créer seuls et qui souhaitent garder la maîtrise de leur affaire. Il convient bien aux activités peu gourmandes en investissements et dont les perspectives de développement sont modestes. C’est un statut choisi par beaucoup d’artisans, d’entrepreneurs et de professions libérales non réglementées comme les consultants, les informaticiens, les graphistes. En choisissant l’entreprise individuelle classique, sans opter pour le régime fiscal de l’auto-entreprise il n’y aura pas de seuils limites de chiffre d’affaires, ce qui permet d’envisager un développement sur le long terme.

Les avantages de l’entreprise individuelle

Les démarches sont réduites au minimum et permettent de se lancer rapidement à moindres frais. Il n’y a pas de capital social à réunir : il suffit de s’inscrire au CFE (centre de formalités des entreprises) pour déclarer l’entreprise. Ces guichets uniques situés selon votre activité dans les CCI (activités commerciales), les chambres de métier (activités artisanales), les locaux de l’Urssaf (activités libérales) permettent d’accomplir la quasi-totalité des formalités en un seul et même lieu.

Les coûts d’inscription varient de 34,32 euros pour les entreprises individuelles (EI) dont l’activité est commerciale à environ 190 euros pour les EI artisanales.

Les obligations comptables sont elles aussi réduites. Il suffit de tenir à jour trois registres : le livre journal, le grand livre et le livre d’inventaire.

L’entreprise individuelle permet à l’entrepreneur qui démarre de bénéficier de nombreux avantages, notamment par la simplicité de son fonctionnement, permettant à l’entrepreneur individuel de se concentrer sur son activité et de réduire ses coûts, et les diverses options qu’elle permet de solliciter, comme le régime de l’auto-entrepreneur par exemple.

L’entreprise individuelle : fonctionnement simple

L’entrepreneur qui choisit d’exercer en entreprise individuelle aura la faculté de prendre seul toutes les décisions pour son entreprise, a contrario des sociétés, ou le pouvoir est réparti entre les associés/actionnaires et les dirigeants. Cette différence est bien entendu négligeable lorsqu’il s’agit de sociétés à associé unique, comme l’EURL ou la SASU.

L’entrepreneur individuel ne devra pas scinder son patrimoine professionnel de son patrimoine privé et l’abus de bien social est inexistant. A la différence de ce qui s’applique pour les sociétés avec les comptes courants d’associés, le compte de l’exploitant pourra être positif ou négatif, l’entreprise et l’entrepreneur ne formant qu’une seule et même personne.

Enfin, aucun capital social ne sera nécessaire. On parlera, dans l’entreprise individuelle, des apports de l’exploitant lorsque ce dernier versera des fonds pour son entreprise, qui pourront être repris à tout moment, le patrimoine de l’entreprise étant le même que celui de l’entrepreneur.

Des coûts réduits

Pour constituer son entreprise individuelle, l’entrepreneur n’aura pas besoin d’effectuer toutes les formalités obligatoires qui sont prévues pour créer une société, les formalités de création étant très simplifiées. Des statuts ne sont pas nécessaires et un simple dossier est à déposer au centre de formalités des entreprises.

Ensuite, l’entreprise individuelle ne nécessite en cours de vie aucun formalisme juridique particulier, contrairement aux sociétés et l’entrepreneur individuel ne sera pas obligé de déposer ses comptes annuels au greffe.