Infos pôle n°455

Éclairage nocturne des bâtiments Comment appliquer intelligemment ce nouvel arrêté ? Comment aller plus loin ?

001Le Syndicat de l’éclairage1 salue la parution de l’arrêté du 25 janvier 2013 “relatif à l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels afin de limiter les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie”. Ce texte a le mérite d’inciter les gestionnaires des bâtiments à s’intéresser à la qualité de leurs installations d’éclairage, afin d’en limiter l’impact sur l’environnement et la facture d’électricité. Mais ce texte est toujours incomplet.

 

 

Des chiffres qui parlent : un impact surestimé la nuit, un potentiel ignoré le jour

On peut considérer que les chiffres avancés par le ministère, d’une économie de 2 TWh par an, sont surévalués : en effet, le Syndicat estime que cette mesure permettrait d’économiser seulement 0,5 TWh. Il est regrettable que cet arrêté ne traite pas les consommations d’énergie pour l’éclairage pendant les heures d’activité qu’il fasse jour ou nuit (soit au moins 90 % de ces consommations). Or, le potentiel d’économies d’énergie en éclairage est estimé à 16 TWh au total : on est bien au-delà des 2 TWh espérés ! Il faut donc avoir davantage d’ambition si l’on veut réduire significativement ces consommations d’énergie.

Installer des automatismes intelligents pour éclairer juste où il faut et quand il faut

Pour l’industrie de l’éclairage, la seule façon pertinente de s’assurer de l’application de cet arrêté est d’inciter au recours à des systèmes intelligents qui prennent en compte le fonctionnement des installations d’éclairage sur 24 heures. En effet, ces automatismes simples permettront de garantir en permanence la variation de l’éclairage en fonction des apports gratuits de lumière du jour et de la détection de la présence des personnes, jusqu’à l’extinction en cas d’inoccupation des locaux.

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Cet arrêté n’est qu’un début : d’autres textes doivent suivre, très rapidement !

Le Syndicat reste résolument optimiste quant à l’installation de produits performants (luminaires efficaces, notamment à LED, et systèmes de gestion) puisque la ministre Delphine Batho a annoncé vouloir “promouvoir ces technologies”, notamment en “[rendant] éligible les technologies d’efficacité énergétique active aux dispositifs incitatifs qui seront inclus dans le projet de décret pour la rénovation énergétique des bâtiments tertiaires” 2. Les industriels continueront à être force de propositions et à travailler aux côtés du gouvernement pour qu’un texte consensuel qui permette d’importantes économies d’énergie voit le jour rapidement.

Prendre le temps d’investir à bon escient

Le pire, pour les entreprises, commerces et gestionnaires de bâtiments (publics et privés), serait d’investir aujourd’hui dans des équipements simplistes d’allumage/extinction. Ils risqueraient de devoir les remplacer par d’autres, plus complets et plus performants, capables de piloter efficacement l’éclairage de jour comme de nuit. Ces derniers offrent des retours sur investissement rapides3 au regard de la durée de vie. Il est donc d’autant plus important que le futur décret pour la rénovation énergétique des bâtiments tertiaires complète cet arrêté et s’applique dans la foulée.

1 - Le Syndicat de l’éclairage est une organisation professionnelle qui rassemble 51 unités de production en France, 51 adhérents avec 54 % de leur chiffre d’affaires réalisé à partir de produits fabriqués en France.

2 - Cf. L’Usine Nouvelle du 11/01/2013.

3 - Tous les exemples dans les brochures ADEME/ministère et les fiches de réalisation exemplaires sur le site : www.syndicat-eclairage.com 

Normes d’application obligatoire : le parcours du combattant pour les consulter

Vous êtes nombreux à nous demander la procédure à suivre pour prendre connaissance des normes d’application obligatoire.007

Nous avions déjà diffusé ces informations il y a quelques années, mais il est vrai que le chemin d’accès a évolué. Voici la marche à suivre.

À croire que l’on ne facilite pas les choses pour que les professionnels puissent accéder simplement à ces informations dont ils sont besoin nécessairement pour exercer leur profession dans les règles de l’art.

Rappelons tout d’abord que le décret n° 2009-697 du 16 juin 2009 relatif à la normalisation stipule que “les normes rendues d’application obligatoire sont consultables gratuitement” sur le site Internet de l’AFNOR1. C’est le cas des normes NF C 14-100 et C 15-100.

Merci de suivre scrupuleusement le chemin suivant :

• rendez-vous sur le site www.afnor.org ;

008 cliquez sur le menu horizontal en haut sur “Boutique” ;

• un sous-menu s’ouvre, cliquez alors sur “Normes et Recueils” ;

• l’astuce se trouve ici pour poursuivre : cliquez sur l’icône de la loupe (à droite de “Toutes les catégories”) ;

• dans le menu vertical à gauche “Filtrer par”, choisissez “Norme d’application obligatoire” ;

• sélectionnez dans le sous-menu “En vigueur” (377 au moment où nous écrivons ces lignes) ;

• pour aller plus vite, faites un tri “Alphanumérique”, la série des C 14-100 et C 15-100 arrivent en troisième position ;

• l’indication du prix peut-être trompeur, ne vous y fiez pas ;

• il est écrit en rouge et en petits caractères “Norme d’application obligatoire” ;

• cliquez simplement sur l’icône de la norme ;

• une fenêtre s’ouvre et il vous suffit de cliquer sur “Consulter” écrit en bleu ;

• une dernière fenêtre s’ouvre pour rappeler ce qu’est une norme d’application obligatoire.

Enfin, il est nécessaire de s’identifier (inscription gratuite) et d’installer un plug-in préconisé (Adobe Acrobat Reader) pour voir apparaître le texte. Qui a parlé de parcours du combattant ?

1 - AFNOR : Association Française de Normalisation